Saturday, April 12, 2008

ام كلثوم : أمل حياتي





كلمات أحمد شفيق كامل ألحان محمد عبد الوهاب


أمل حياتي يا حب

غالي ما ينتهيش

يا أحلى غنوه سمعها

قلبي ولا تتنسيش

خد عمري كله بس

النهارده خليني اعيش

خليني جنبك .. في حضن قلبك

وسيبني أحلم ياريت

زماني ما يصحنيش

أمل حياتي عينيه

يا أغلى مني عليه

يا حبيب امبارح

وحبيب دلوقتي

يا حبيبي لبكره

ولأخر وقتي

احكي لي .. قوللي

أيه من الأمان ناقصني تاني

وانا بين اديك

عمري ما دقت حنان في حياتي

زي حنانك

ولا حبيت يا حبيبي حياتي

إلا عشانك

وقابلت آمالي وقابلت الدنيا

وقابلت الحب

أول ما قبلتك واديتك قلبي

يا حياة القلب

أكثر م الفرح ده ما حملش

أكثر م اللي انا فيه ما اطلبش

بعد هنايا معاك يا حبيبي

لو راح عمري أنا ماندمش

وكفاية أصحى على

شفايفك بتقوللي عيش

أسمعها غنوة تقول

لحبي ما ينتهيش

خليني جنبك

في حضن قلبك

وسيبني أحلم ياريت

زماني ما يصحنيش

ياللي حبك

خلا كل الدنيا حب

ياللي قرب

صحى عمر وصحى قلب

وانت معايا يصعب عليه

رمشة عنيه ولا حتى ثانية

يصعب عليه ليغيب جمالك

ويغيب دلالك ولو شوية

قد كده باشتاق إليك

قد كده ملهوف عليك

نفسي أنده لك بكلمه

ما تقالتش لحد تاني

كلمه قد هواك ده كله

قد أشواقي وحنان

يكلمة زيك

واللي زيك فين

ده انت زيك

ما اتخلقش اتنين

وكفاية أصحى على

شفايفك بتقولي عيش

أسمعها غنوة تقول

لحبي ما ينتهيش

خليني جنبك

ف حضن قلبك

وسيبني أحلم ياريت

زماني ما يصحنيش

يا حبيبي مهما طال عمري معاك

برضه أيامه قليله

دي السعادة والحنان في هواك

ما تقضيهاش أجيال طويله

حبك يا حبيبي

ملا قلبي وفكري

بينور ليلي

ويطول عمري

بيزيد.. بيزيد في غلاوته

دايماً بيزيد

وتملي جديد في حلاوته

وتمللي جديد

إنت خليتني أعيش الحب

وياك ألف حب

كل نظره إليك بحبك

من جديد وأفضل احب

أنا حبيت في عنيك الدنيا

كل الدنيا حتى عوازلي أو حسادي

كل الناس حلوين

في عينه حلوين

طول ما عنيه شايفه

الدنيا وانت قصادي

وأنام وأصحى على

شفايفك بتقوللي عيش

أسمعها غنوه

تقول لحبي ما تنتهيش

خليني جنبك

في حضن قلبك

وسيبني أحلم ياريت

زماني ما يصحنيش

Tuesday, February 19, 2008

George Moustaki : Le Temps De Vivre



Nous prendrons le temps de vivre
D'être libres, mon amour
Sans projets et sans habitudes
Nous pourrons rêver notre vie

Viens, je suis là, je n'attends que toi
Tout est possible, tout est permis

Viens, écoute ces mots qui vibrent
Sur les murs du mois de mai
Ils nous disent la certitude
Que tout peut changer un jour

Viens, je suis là, je n'attends que toi
Tout est possible, tout est permis

Nous prendrons le temps de vivre
D'être libres, mon amour
Sans projets et sans habitudes
Nous pourrons rêver notre vie

Georges Brassens : Les Amoureux Des Bancs Publics (1952)

Mon cousin Azwaw m'inspire :)




Les gens qui voient de travers
Pensent que les bancs verts
Qu'on voit sur les trottoirs
Sont faits pour les impotents ou les ventripotents
Mais c'est une absurdité
Car à la vérité
Ils sont là c'est notoire
Pour accueillir quelque temps les amours débutants

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques

Ils se tiennent par la main
Parlent du lendemain
Du papier bleu d'azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher
Ils se voient déjà doucement
Ell' cousant, lui fumant
Dans un bien-être sûr
Et choisissent les prénoms de leur premier bébé

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques

Quand la saint' famill' machin
Croise sur son chemin
Deux de ces malappris
Ell' leur décoche hardiment des propos venimeux
N'empêch' que tout' la famille
Le pèr', la mèr', la fille
Le fils, le Saint Esprit
Voudrait bien de temps en temps pouvoir s'conduir' comme eux

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques

Quand les mois auront passé
Quand seront apaisés
Leurs beaux rêves flambants
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds
Ils s'apercevront émus
Qu' c'est au hasard des rues
Sur un d'ces fameux bancs
Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques

A Azwaw: Georges Brassens- La Mauvaise Réputation



Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand j'croise un voleur malchanceux,
Poursuivi par un cul-terreux;
J'lance la patte et pourquoi le taire,
Le cul-terreux s'retrouv' par terre
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

Pas besoin d'être Jérémie,
Pour d'viner l'sort qui m'est promis,
S'ils trouv'nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à Rome,
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout l'mond' viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.

Wednesday, January 23, 2008

Georges Moustaki : le Métèque



Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Avec mes yeux tout délavés
Qui me donnent l'air de rêver
Moi qui ne rêve plus souvent
Avec mes mains de maraudeur
De musicien et de rôdeur
Qui ont pillé tant de jardins
Avec ma bouche qui a bu
Qui a embrassé et mordu
Sans jamais assouvir sa faim

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
De voleur et de vagabond
Avec ma peau qui s'est frottée
Au soleil de tous les étés
Et tout ce qui portait jupon
Avec mon cœur qui a su faire
Souffrir autant qu'il a souffert
Sans pour cela faire d'histoires
Avec mon âme qui n'a plus
La moindre chance de salut
Pour éviter le purgatoire

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Je viendrai, ma douce captive
Mon âme sœur, ma source vive
Je viendrai boire tes vingt ans
Et je serai prince de sang
Rêveur ou bien adolescent
Comme il te plaira de choisir
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d'amour
Que nous vivrons à en mourir

Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d'amour
Que nous vivrons à en mourir

Georges Moustaki : Si Je Pouvais T'aider

Georges Moustaki : Requiem Pour N'importe Qui





Il est mort connue du bois sec.
Ça pouvait être n'importe qui,
Un enfant de l'Andalousie
Ou un frère du soldat Schveik.
Il est mort, la guerre est finie.
On lui fait des funérailles,
Chacun retourne à son travail.
Il est mort et je suis en vie.

Il est mort comme un feu de paille,
ça s'est passé très loin d'ici.
C'est loin l'Afrique et loin l'Asie,
Des mercenaires et ses G.I.
Il est mort de n'avoir su vivre
Quand il fallait vivre à genoux,
Noyé de sang, noyé de boue.
La mort enfin l'a rendu libre.

Il est mort comme du bois sec.
Ça pouvait être n'importe qui,
Le frère de Théodoraki,
Un enfant de Zorba le Grec.
Il est mort, je suis en exil
Et je meurs un peu avec lui,
Chaque fois que tombe la nuit
Sur le soleil du mois d'avril.

Il est mort comme du bois sec.
Ça pouvait être n'importe qui,
Le frère de Théodoraki,
Un enfant de Zorba le Grec.
Il est mort, je suis en exil
Et je meurs un peu avec lui,
Chaque fois que tombe la nuit
Sur le soleil du mois d'avril.

Il est mort, pitié pour ses cendres.
Ce n'est ni l'heure ni l'endroit
Pour demander des comptes à rendre,
Mais les mots viennent malgré moi.